Joe Yorke : Entre reggae, dub et esprit punk : immersion dans la scène underground britannique

Rédacteur

Nicolas Keshvary

Catégorie d'article

Temps de lecture

Date de l'interview

17/10/2026

Lieu de l'interview

Noumatrouff, Mulhouse

Originaire de Wigan, dans le nord-ouest de l’Angleterre, cet artiste a construit son univers musical au fil de ses rencontres et de ses déménagements, de Manchester à Bristol. Nourri par le punk, le reggae et le dub, il développe une musique personnelle où les sonorités côtoient les préoccupations sociales. De ses premiers albums autoproduits à Shallow Fantasies, son prochain disque attendu en novembre 2026, il explore de nouvelles directions sans renier ses racines. Nous avons échangé avec lui autour de son parcours, de la scène underground britannique et de cette liberté artistique qui lui permet aujourd’hui de sortir des sentiers battus.

Une histoire de musique, de rencontres et de convictions

Glob’all Musics : Merci d’avoir accepté cette interview ! Nous avons créé Glob’all Musics avec quelques amis. Le nom est un jeu de mots qui reflète notre volonté de parler de toutes les musiques, sans nous enfermer dans un genre particulier. Nous pouvons aussi bien couvrir le rock que le rap, et ce soir, nous allons parler de dub et de reggae avec toi. Ce qui nous intéresse avant tout, c’est la musique, quelle qu’elle soit.

Tu es relativement jeune, puisque tu es né dans les années 1990. Tu viens du nord-ouest de l’Angleterre, c’est bien ça ?

J.Yorke : Oui, je viens d’une petite ville appelée Wigan, située entre Manchester et Liverpool.

Glob’all Musics : Tu as  aussi vécu a Manchester quelque temps avant de partir pour Bristol. Ces déménagements étaient-ils liés à la musique ou plutôt à des raisons professionnelles ?

J.Yorke: Mon départ de Wigan pour Manchester était clairement lié à la musique. Un ami proche, Ian, avec qui je travaille toujours aujourd’hui, m’a proposé de rejoindre un collectif. J’étais déjà très attiré par cette scène mancunienne où des punks s’intéressaient au dub. C’est en partie ce qui m’a décidé à m’installer là-bas.

Ensuite, j’ai rendu visite à des amis à Bristol et, pour être honnête, j’ai tout de suite apprécié la ville. Il y avait davantage de soleil ! Manchester est une ville où il pleut beaucoup et où le temps est souvent maussade. Bristol possède également une scène musicale très vivante et une histoire musicale particulièrement riche, tout comme Manchester. J’avais envie de changement et, finalement, je ne suis jamais reparti parce que je m’y sens vraiment bien.

Glob’all Musics : Quand on pense à la musique britannique, on imagine souvent que tout se concentre à Londres. Liverpool a évidemment marqué l’histoire avec les Beatles et de nombreux autres groupes, tandis que Manchester a également apporté sa pierre à l’édifice. Mais tu me montres qu’il existe toujours une activité musicale importante dans ces villes, en dehors de la capitale.

J.Yorke : Bien sûr, Londres reste un endroit où beaucoup de gens se rendent pour essayer de réussir dans la musique. C’est aussi là que se concentrent une bonne partie des artistes les plus connus et des célébrités.

Mais Bristol possède une histoire musicale incroyable. On y trouve notamment Massive Attack et Portishead, sans oublier toute la culture des sound systems et une scène underground toujours très active. On peut facilement assister à plusieurs concerts par semaine dans la ville. Je suis certain que c’est pareil à Manchester.

Cette dernière possède elle aussi un patrimoine musical extraordinaire, avec des groupes comme Oasis, entre autres. La ville continue de produire de très belles choses et je pense que sa scène underground est toujours remarquable.

En revanche, j’imagine qu’une plus grande partie des gens qui passent à la radio ou travaillent dans les médias nationaux sont basés à Londres.

Glob’all Musics : C’est intéressant, car je discutais  avec un autre artiste britannique récemment et nous avons parlé de la scène musicale londonienne et britannique des années 1960 et 1970. À cette époque, il semblait y avoir une véritable effervescence un peu partout. Aujourd’hui, j’ai parfois l’impression que tout cela est devenu plus souterrain. Quelques groupes émergent, mais on entend beaucoup de musique venue des États-Unis.

Penses-tu que cette scène underground britannique puisse un jour retrouver une place importante dans le paysage musical grand public ? Que faudrait-il pour qu’elle franchisse ce cap ?

J.Yorke : C’est une question intéressante. J’ai un peu de mal à trouver des exemples d’artistes qui ont récemment réussi à passer de l’underground au véritable grand public.

Je pense notamment à Little Simz ou à des producteurs comme Inflo, qui a notamment travaillé avec Adele et qui est vraiment brillant. On peut aussi penser à des artistes issus de milieux populaires, notamment de certains quartiers défavorisés de Londres. Leur musique vient clairement de l’underground, même si elle n’a pas forcément atteint le grand public au sens traditionnel du terme. Elle évolue dans une sorte d’entre-deux assez intéressant.

À l’inverse, des artistes comme Lewis Capaldi, originaire d’Écosse, ont véritablement percé dans le mainstream.

Il y a aussi Fontaines D.C., que je trouve formidables, ou Kneecap, qui vient également de l’underground et n’hésite pas à aborder des sujets politiques et sociaux, notamment la Palestine. Ce sont des exemples intéressants de groupes qui ont réussi à toucher un public beaucoup plus large.

Mais tout dépend de ce qu’on entend par mainstream. Je serais bien incapable de définir précisément qui en fait partie aujourd’hui !

Glob’all Musics : On pourrait dire que le mainstream, c’est ce qui passe à la radio et qui permet de gagner de l’argent !

J.Yorke : Oui, dans ce cas, on pourrait effectivement considérer que Kneecap ou Fontaines D.C. en font partie.

Du punk au reggae : une éducation musicale progressive

Glob’all Musics : Revenons à ta musique. Tu évolues dans le reggae et le dub, mais tu as aussi été marqué par le punk. Les deux univers sont d’ailleurs étroitement liés depuis longtemps. Comment es-tu arrivé à ce type de musique ? D’abord en l’écoutant, puis en apprenant progressivement à la jouer ?

J.Yorke : J’ai probablement entendu un peu de reggae à la maison quand j’étais enfant, notamment du Bob Marley. Mon père avait peut-être un de ses CD. J’ai un vague souvenir d’avoir été fasciné par Bob Marley lorsque j’avais neuf ou dix ans. Son image, le fait qu’il fume du cannabis… Tout cela m’intriguait. Je me demandais ce que c’était, car je n’avais encore jamais été confronté à cet univers.

Puis, vers treize ou quatorze ans, au collège, je me suis intéressé au punk. J’étais déjà très sensible aux questions de racisme. J’ai grandi dans une région ouvrière très majoritairement blanche, où le racisme était malheureusement bien présent et où les immigrés étaient souvent rendus responsables de nombreux problèmes.

Cela me révoltait et me mettait en colère. J’ai donc été naturellement attiré par des groupes comme The Clash. En les écoutant, je me suis dit que je n’étais pas seul à ressentir cette colère et à vouloir dénoncer ces injustices.

The Clash avait aussi une forte influence jamaïcaine. Le groupe était notamment lié à la culture des sound systems, très présente à Brixton. J’ai ainsi découvert le reggae petit à petit, en commençant notamment par Two-Tone et les Specials. C’est une manière assez classique pour un jeune Britannique blanc de commencer à s’intéresser à cette musique.

Mais ma véritable éducation au reggae, je la dois à Ian, lorsque je me suis installé à Manchester. C’est une véritable encyclopédie vivante du genre !

J’avais également découvert le carnaval de Notting Hill avec ma famille lorsque j’avais treize ou quatorze ans. C’était la première fois que j’entendais un sound system diffuser du roots reggae. J’avais trouvé cela vraiment particulier, presque magique. Je sentais qu’il y avait quelque chose qui me parlait.

Tout s’est ensuite développé progressivement. Vers dix-huit ou dix-neuf ans, Ian et moi avons commencé à jouer du reggae ensemble.

Après le travail, le mercredi soir, nous allions à des jam sessions. Nous étions généralement les deux seuls Blancs dans la salle, entourés de musiciens et de chanteurs absolument incroyables. Certains avaient, je crois, fréquenté la célèbre Alpha Boys School en Jamaïque.

À l’époque, je ne connaissais pas forcément leurs noms ni leur parcours. Je me souviens simplement de la chance que nous avions de pouvoir jouer avec eux.

Les premières fois, c’était assez intimidant. Il arrivait qu’un bassiste se retourne vers nous et nous lance, en gros : « Alors, les Blancs, vous savez jouer ? » (Rires.)

Mais, avec le temps, ils ont appris à nous connaître et nous avons pu partager de très beaux moments musicaux. C’était une formidable école, notamment pour comprendre la discipline et les exigences propres au reggae.

Glob’all Musics : Finalement, tu t’es naturellement orienté vers le reggae plutôt que de poursuivre dans le punk ?

J.Yorke : Oui, tout à fait ! Je n’écoute peut-être plus énormément de punk aujourd’hui, mais j’aime toujours cette musique.

Glob’all Musics : Tu en as peut-être conservé l’énergie et l’état d’esprit ?

Joe Yorke : Oui, même si, ces derniers temps, j’écoute davantage de post-punk.

Glob’all Musics : Tu évoquais le racisme et les injustices sociales. Ce sont aussi des sujets que tu abordes dans tes textes, pour dénoncer ce qui se passe autour de nous. Finalement, tu conserves une partie de l’esprit contestataire du punk, mais tu l’exprimes à travers un autre langage musical.

J.Yorke : Exactement ! J’ai toujours beaucoup aimé la musique folk également. Je trouve qu’il existe un véritable lien entre le folk, le reggae et le blues, notamment dans leur manière de raconter des histoires.

Ce sont un peu les journaux des gens : ils racontent ce qui se passe dans la société, ce que les gens vivent et ce qu’ils traversent. C’est une façon de témoigner de la réalité, même si chaque genre possède sa propre manière de le faire.

Trois albums, deux approches et une liberté artistique

Glob’all Musics : En 2022, tu as sorti ton premier album, Noise and Emptiness. Puis, en 2023, tu as publié deux autres disques : Hopeless et A Distant Beat. C’est bien cela ?

J.Yorke : Oui, c’est bien ça.

Noise and Emptiness était entièrement autoproduit. À l’époque, je suivais un master dans le domaine du son et j’avais réalisé cet album dans le cadre de mes études. À vrai dire, je n’avais même jamais envisagé de le sortir officiellement !

Mais Morgan, mon manager, m’a convaincu qu’il fallait le publier. C’est donc devenu mon premier véritable projet entièrement produit par mes soins.

Pour Hopeless, en 2023, j’avais beaucoup travaillé sur l’écriture et j’avais pratiquement terminé l’album tout seul. Puis, catastrophe : j’ai accidentellement supprimé l’intégralité du projet !

J’ai dû faire appel à un ami pour m’aider à reconstruire tout cela. Il a fait un travail fantastique et je suis vraiment heureux du résultat.

En parallèle, je travaillais avec Ian sur A Distant Beat. Il possède un projet appelé The Cooperators, qui fonctionne un peu comme un groupe autour d’un homme-orchestre. Il invite des amis à participer à ses créations et son studio fonctionne dans un véritable esprit de collaboration.

C’est lui qui a produit A Distant Beat. Lorsque nous travaillons ensemble, je lui laisse généralement écrire les paroles et composer la musique. Ensuite, j’interviens pour trouver les mélodies et poser ma voix.

Glob’all Musics : C’est donc l’une des directions que tu souhaites poursuivre avec Ian ? Sur tes premiers projets, tu étais davantage aux commandes, aussi bien pour l’écriture que pour la composition.

J.Yorke : En réalité, je fais les deux.

Un nouvel album sortira le mois prochain et il représente vraiment mon propre univers. J’ai travaillé avec un autre producteur, basé à Londres, qui a participé à la production et au mixage de l’ensemble du disque. Mais les morceaux correspondent vraiment à ma manière de m’exprimer.

Il n’y a d’ailleurs aucun reggae sur cet album !

En parallèle, je discute déjà avec Ian d’un nouveau projet. Cette fois, nous retrouverons davantage notre fonctionnement habituel. J’ai énormément confiance en lui et j’adore sa manière d’écrire des chansons.

Glob’all Musics : Tu mènes donc deux projets en parallèle : un album solo, sur lequel tu gardes la maîtrise de ton univers, et un autre avec Ian, où tu lui laisses davantage de liberté pour construire les morceaux avant d’y apporter ta voix.

J.Yorke : Oui, même si cela reste un véritable échange. Nous discutons du contenu des chansons et il m’arrive de modifier certaines paroles.

Mais, dans l’ensemble, je le laisse façonner les morceaux comme il l’entend. Il travaille d’une manière très particulière, et il m’a fallu du temps pour apprendre à lui faire pleinement confiance.

Lorsqu’on a l’habitude de produire soi-même sa musique, on peut vite devenir un peu contrôlant et vouloir intervenir sur tout : « Non, je pense que tu devrais faire ceci ou cela ! »

Avec Ian, j’ai appris à lâcher prise. Je lui fais confiance et je préfère lui dire : « Vas-y, suis ta vision, je te laisse faire. »

Des titres sombres, mais des histoires bien réelles

Glob’all Musics : Parlons de tes textes. Quand on regarde les titres de tes albums, on pourrait croire que tu es quelqu’un d’assez pessimiste : Noise and Emptiness, Hopeless… Il y a tout de même une certaine noirceur qui se dégage de ces intitulés !

J.Yorke : Pour Noise and Emptiness, il faut surtout y voir une réflexion sur le son lui-même.

J’aime beaucoup le grain des anciens enregistrements, cette texture particulière que donnent les supports comme la bande magnétique ou le vinyle. Mais j’aime aussi le vide, l’espace et les silences que l’on peut trouver dans le dub.

Pour moi, ce sont deux éléments complémentaires, un peu comme le yin et le yang. C’est de là que vient le titre. Il s’agissait davantage d’une recherche sonore que d’une réflexion sur mon état d’esprit.

Pour Hopeless, le titre est à la fois une plaisanterie et quelque chose de plus sérieux.

Il y a plusieurs morceaux assez personnels sur cet album. Dans Dreaming, par exemple, je parle de ma difficulté à me concentrer au travail ou à l’école parce que mon esprit est ailleurs. J’ai souvent la tête pleine de musique, tandis que mon professeur ou mon patron finit par comprendre que je ne suis plus vraiment là ! (Rires.)

Le titre Hopeless fait aussi écho à certains événements, notamment à la manière dont j’ai accidentellement effacé une grande partie de mon album. Il y a également un morceau intitulé Hopeless Lover.

Mais, au-delà de ces histoires personnelles, l’album reflète surtout mon regard sur la Grande-Bretagne et sur ce sentiment de désespoir que beaucoup de gens peuvent éprouver au quotidien.

La chanson Zara, par exemple, parle d’une femme sans domicile fixe que je connaissais. Une de mes anciennes relations avait travaillé avec elle et son histoire m’avait profondément touché. Zara n’est pas son véritable prénom, mais j’avais envie de raconter son histoire.

D’autres personnages apparaissent dans l’album, comme Abdul, Linton ou Jodie. Tous sont inspirés de personnes réelles que j’ai croisées, parfois des gens que j’ai connus à l’école, et qui se retrouvent aujourd’hui dans des situations très difficiles.

Finalement, je vois un peu cet album comme une carte postale de la Grande-Bretagne actuelle, avec ses difficultés et ses destins parfois compliqués.

Glob’all Musics : Une carte postale sociale, en quelque sorte.

J.Yorke : Oui, c’est exactement ça !

Glob’all Musics : Et le Brexit n’a certainement pas arrangé les choses…

J.Yorke : Non, mais je trouve tout cela tellement absurde qu’il devient presque difficile d’écrire à ce sujet ! (Rires.)

Heureusement, j’ai un passeport irlandais.

Shallow Fantasies : un nouvel album sans reggae

Glob’all Musics : Tu as également sorti cinq singles en 2026. J’allais justement te demander quand arriverait ton prochain album, mais tu viens de nous donner la réponse : il est prévu pour novembre. Les singles que tu as publiés cette année en feront-ils partie ou s’agit-il de morceaux différents ?

J.Yorke : Pour être honnête, je ne suis même pas certain de me souvenir des titres des cinq singles ! (Rires.)

Les deux derniers sont issus du nouvel album. Les autres correspondent à des morceaux sur lesquels j’ai travaillé avec différents labels.

Glob’all Musics : Peux-tu nous révéler le titre de ce nouvel album ?

J.Yorke : Il s’intitulera Shallow Fantasies.

Glob’all Musics : Et sa date de sortie ?

J.Yorke : C’est un peu embarrassant, mais je ne connais pas la date exacte ! (Rires.) Oui, peut-être autour du 11 novembre. Je crois qu’il sort un vendredi, mais je ne suis pas certain de la date exacte.

Glob’all Musics : Je pensais que tu évoluais essentiellement dans le reggae et le dub. Or, dans les morceaux que j’ai entendus, il y avait bien du reggae, mais aussi des titres beaucoup plus tranquilles, presque relaxants, que l’on peut écouter en se posant confortablement, en prenant le temps de savourer les paroles et les sonorités.

Tu explores donc déjà plusieurs univers, sans te limiter au reggae.

J.Yorke : Tout à fait ! Et le prochain album sera le premier que je sortirai sans absolument aucune influence reggae directe dans les morceaux.

Certains amateurs de reggae très attachés à ce que je fais pourraient se dire que j’abandonne le genre ou que je les laisse tomber. Mais je continue à faire du reggae !

J’ai simplement parfois besoin de prendre mes distances avec un style musical pour explorer autre chose. Cela me permet de développer ma créativité, de travailler différemment et, peut-être, de revenir ensuite avec des idées nouvelles.

Pour moi, c’est important de pouvoir expérimenter et ne pas rester enfermé dans une seule manière de faire.

Glob’all Musics : Une façon de découvrir d’autres horizons et de renouveler ton inspiration.

J.Yorke : Exactement ! C’est un peu comme se nettoyer le palais entre deux plats, pour retrouver ensuite de nouvelles saveurs.

Glob’all Musics : Alors, qui sait ? Peut-être que le prochain album sera punk ! Tout est possible !

J.Yorke : Qui sait?  Tout est possible ! (rires)

Une tournée hivernale entre la France, la Suisse et l’Angleterre

Glob’all Musics : Pour terminer, tu es actuellement engagé dans une tournée assez longue. Ce soir marque-t-il la première date de cette série de concerts ?

J.Yorke : Nous avons déjà joué mercredi, donc avant-hier. Mais oui, on peut considérer que ce concert marque le début de notre tournée d’hiver.

Glob’all Musics : J’ai remarqué que les dates étaient assez espacées. Vous venez jouer pendant le week-end, vous repartez en Angleterre, puis vous revenez quelques jours plus tard.

J.Yorke : Oui, c’est une tournée assez morcelée. Nous ne restons pas sept jours sur place avant de repartir ailleurs. Nous allons et venons au fil des prochains mois, en fonction des concerts prévus.

Glob’all Musics : Avant de se quitter, souhaites-tu ajouter quelque chose ?

J.Yorke : Non, je voulais simplement te remercier pour cette interview. Les questions étaient vraiment intéressantes !

Glob’all Musics : Merci à toi et bonne chance pour la sortie de Shallow Fantasies. D’ici là, j’espère tu auras réussi à retrouver la date exacte de sortie !

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