INTERVIEW AKIAVEL (Auré & Jay) – La Laiterie 16 mai 2026

Rédacteur

Thierry Forgiarini

Catégorie d'article

Temps de lecture

Date de l'interview

16 MAI 2026

Lieu de l'interview

Salle de LA LAITERIE à 67 - STRASBOURG

A l’occasion de leur Release Party pour SCELESTVS, Glob’All Musics a rencontré Auré (chant) et Jay (basse) d’AKIAVEL dans les loges de la nouvelle salle de La Laiterie à Strasbourg, juste avant que le groupe ne monte sur scène en 1ère partie de DUST in MIND. Toutes les réponses à nos dix questions…

 

Comment l’aventure AKIAVEL a-t-elle commencé ?

AURÉ : À la base, Chris avait son projet, moi le mien, Jay aussi. On se croisait souvent sur les concerts à Marseille. Chris m’avait vue enceinte jusqu’aux yeux en train de hurler dans un micro, ça l’avait fait marrer (rires). Et puis un jour il m’a dit : « C’est ta voix que j’entends pour mon projet. » On a commencé à échanger des pré-prods et ça a été un vrai coup de foudre musical.

JAY : Après on a fait un barbecue, on s’est tapé dans la main et on s’est dit : go. Et c’est parti comme ça.

 

Vous avez intégré Ranko à la batterie. Ça s’est fait comment ?

JAY : Franchement, Ranko c’est un monstre (…musicalement! ). Il a un parcours énorme, il touche à tout, et en plus il est drôle, ce qui est important quand tu fais 10 heures de route (rires). À l’époque où on a lancé AKIAVEL, il jouait déjà dans de gros projets, donc c’était impossible de l’avoir.

AURÉ : On se connaît depuis une quinzaine d’années. Son arrivée s’est faite naturellement. Et dans le groupe, tout le monde participe. Chris et Jay bossent les riffs, Ranko ajoute sa patte et moi j’écris selon ce que la musique m’inspire. Il n’y a pas de patron chez nous.

 

Auré, quelles sont tes influences vocales et qui t’a donné l’envie de tenir ce growl incisif?

AURÉ : je citerais 3 chanteurs alors : Julien Truchan de Benighted,  Sven de Caluwé d’ Aborted et Chris Barnes époque Cannibal Corpse… Et en féminin, s’il faut en citer une, Candace Kucsulain de Wall of Jericho.

 

Vous êtes aussi connus pour être très proches du public.

AURÉ : Oui, parce qu’on n’oublie pas d’où on vient. Les gens qui nous soutiennent depuis le début, on a envie de leur rendre ça. Sans eux, le groupe n’existe pas.

 

Les festivals comme le Mennecy, le Furiosfest, le Motocultor et bien sur le Hellfest vous ont-ils aidés à grandir ?

AURÉ : Clairement. Et heureusement car au début du lancement d’ AKIAVEL, avec le Covid, c’était compliqué. On devait démarrer en 2020 et tout s’est arrêté. Du coup, on a dû exister autrement et faire nos preuves ensuite…

JAY : On a blindé les réseaux, sorti des clips régulièrement, du contenu tout le temps. Pendant que plein de groupes étaient à l’arrêt, nous on continuait d’avancer. Les gens avaient le temps d’écouter et ça a créé un vrai lien. Mais les grosses scènes Live ont été essentielles ensuite!

 

Gojira aux JO, ça a changé le regard sur le métal selon vous?

AURÉ : Oui, clairement. Même des personnes âgées avec qui je travaille m’ont dit : « j’aime les clips, j’adore vos t-shirts… Finalement, c’est pas mal! ». Les gens accrochent souvent et d’abord aux visuels, à l’univers, avant d’accepter les voix extrêmes.

JAY : Et surtout, Gojira a montré qu’un groupe français pouvait devenir énorme à l’international. Les mecs jouent dans des stades, même aux USA. C’est les patrons.

 

Ils sont impliqués dans l’ecologie, avec Sea Shepherd notamment. Vous vous inscrivez aussi dans ce genre de projet?
AURE : Pas vraiment. Par contre un thème qui compte énormément pour moi, la violence faite aux femmes ! D’où une collab avec les potes de Poulets Sisters. C’est un sujet qui nous tient tous à cœur dans le groupe…

Le passage chez Verycords vous a apporté quoi ?

JAY : Plus de moyens, plus de temps, une meilleure distribution… Franchement, c’est énorme pour nous.

 

Et alors ce nouvel EP que nous découvrirons d’ici peu ce soir, son thème principal ?

AURÉ : Sur “Scelestvs”, j’avais envie de parler de vengeance, avec des figures féminines sombres et fantomatiques. côté visuel, on attache toujours beaucoup d’importance aux artworks et aux symboles. Tout est lié chez AKIAVEL. j’espère que cela plaira.

 

Des projets à l’international ?

JAY : Oui, on discute pour se produire en Allemagne, on pense également à la Suède, l’Italie, l’Espagne… Ça bouge bien.

 

Une anecdote marquante ?

AURÉ : Pendant l’enregistrement de “Promise to my Daughter”, un morceau inspiré d’un fait réel très dur, on cherchait un truc encore plus intense dans la voix. Du coup, Jay est venu me serrer la gorge pendant l’enregistrement pour rendre le son plus réel, et c’est vraiment ce qui a été enregistré (rires),

JAY : Je précise quand même que l’idée venait de l’ingé son, pas de moi ! Moi je voulais pas y aller au début, mais elle me disait : « Vas-y, serre ! » (rires).

 

Un dernier mot pour ceux qui vous suivent ?

JAY : Merci à tous. Ce qu’on vit aujourd’hui, c’est grâce au public.

AURÉ : Oui, merci vraiment. On réalise encore la chance qu’on a de vivre tout ça. Pourvu que ça dure. On vous aime!!!

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