SUN et IMPARFAIT – La Laiterie – STRASBOURG – Le 05 mai 2026

Rédacteur

Benoit Gilbert

Photographe

Benoit Gilbert

Catégorie d'article

Date(s)

mardi 05 mai 2026

Lieu

La Laiterie, STRASBOURG

Aujourd’hui, c’est dans une configuration nouvelle que l’on appréhende La Laiterie. En effet, ce sont les premiers événements en petit comité qui sont au programme de cette semaine ouvrant le mois de mai. Le Club ayant été supprimé lors de la rénovation – le projet d’en créer un nouveau mais de l’autre coté de la rue du Hohwald, est en réflexion et devrait, sauf contretemps majeur, poindre le bout de son nez en 2028, au mieux… 

En attendant, la Grande Salle arbore de larges rideaux de velours noir au coeur des gradins. Seuls les premiers rangs sont disponibles pour ceux qui déclinent l’idée d’être dans la fosse, qui demeure pourtant spacieuse. Non pas que le public ne soit pas au rendez-vous – soirée metal oblige, nombre d’Allemands ont de nouveau franchi le Rhin comme avant la fermeture de la salle, mais le dégagement des anciens WC hommes attenant à l’entrée principale offre désormais plus de place d’emblée. En somme, on respire mieux dans la fosse! On annonce d’ailleurs environ 400 convives pour cette soirée.

Après une première partie très enlevée et menée de main de maître par Imparfait, formation française déjà passée dans ces murs aux côtés de Nova Twins en 2022, c’est au tour de Sun de prendre possession de la salle alsacienne. Démarrant bille en tête avec les premiers titres de l’EP Brutal Pop, (I killed my man et Fast car) l’auditoire plonge tout de go dans l’univers sonore syncrétique concocté par Karoline Rose Sun, la frontwoman du trio présent sur scène.

Prenant le temps à l’issue d’une première salve de morceaux pour échanger avec le public du soir, l’artiste dit ô combien elle est heureuse d’être là, elle qui est quasiment voisine car native de Karlsruhe. De même, elle arrive quelques instants plus tard à faire naitre de larges sourires dans le public quand elle confie qu’elle n’a jamais su trancher entre la pop et l’univers metal. Faisant le choix de ne pas trancher ce noeud gordien, elle a composé de la « Brutal pop » et quoi de plus efficace pour définir cela que d’interpréter Survivor des Destiny Child, une cover excellente à écouter impérativement sur les plateformes musicales pour ceux qui ne l’aurait pas encore entendue!

 

Un show de grande facture (notamment du point de vue sonore), un brin court, peut être aussi tant il fut plaisant à vivre.

On remet le couvert dans deux jours, mais cette fois, place aux punks!

 

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