Ça y est, c’est déjà le dernier jour des Eurockéennes de Belfort… On vous raconte cette journée avec, déjà, une petite pointe de nostalgie…

Benoit Gilbert
Photographe
Nicolas Keshvary
Catégorie d'article
Date(s)
02 au 05 juillet
Lieu
Les Eurockéennes de Belfort










Ça y est, c’est déjà le dernier jour des Eurockéennes de Belfort… On vous raconte cette journée avec, déjà, une petite pointe de nostalgie…
Après trois premiers jours de grande qualité, on attaque ce dimanche de l’édition 2026, avec un concert, que dis-je, un show à ne manquer sous aucun prétexte, celui de Jehnny Beth. Ceux qui la connaissaient d’avant, ont certainement vu des similitudes avec sa précédente venue en 2017 sur le site avec Savages. Sur scène, l’artiste multi-casquette affiche une attitude et un regard déterminés. Déterminée à soulever le public avec son punk survitaminé et sa robe de soirée rouge vif. Déterminée au point de retirer ses Louboutin, de sauter sur la plage de sable et d’enjamber la crash barrière afin de pogoter (véridique!) au coeur de la meule et cela, à deux reprises. Déterminée dans son interprétation de titres toute en puissance: de Broken rib en ouverture, à I’m the man chanté en étant portée à bout de bras pendant de longues minutes (les amateurs de gainage sauront apprécié), l’intensité déployée par la frontwoman et son band est loin d’être feinte.
Voilà un concert brûlant qui restera gravé dans les mémoires.
S’il y a bien une artiste qui cristallise toutes les attentes ce dimanche, c’est Aya Nakamura. Dès son arrivée sur la Grande Scène, accompagnée de ses danseurs et danseuses, la foule répond présente. Entre titres de son dernier album et classiques devenus incontournables, le concert enchaîne les moments fédérateurs. Si l’interprétation laisse parfois une large place au public, qui reprend les paroles à l’unisson, l’artiste compense par une proximité constante avec ses fans, multipliant les échanges entre les morceaux. Autour d’elle, les chorégraphies parfaitement exécutées apportent une véritable dimension visuelle au spectacle. Dans la fosse, impossible de rester immobile : les festivaliers dansent du début à la fin, confirmant le statut d’Aya Nakamura comme l’une des têtes d’affiche les plus attendues de cette édition.
More Women On Stage? 20h45, même endroit, nouvelle artiste. La Plage laissée vacante par Jehnny Beth est encore fumante quand Ecca Vandal se l’accapare. Dans une esthétique résolument punk, la chanteuse affublée d’une crinière bleue et d’un regard alternant entre malice et défiance, offre un concert comme si elle croisait le fer. Lyrics tantôt chantés, tantôt rappés, sonorités ultra saturées, massives même, un instant, on croirait faire face à une réplique de M.I.A. Les titres Sorry! Crash!, Bleed but never die ou encore Cruising to self soothe sont clairement taillés pour la scène et séduisent un public qui n’a pas peur de mordre la poussière. ET pour cette édition dépourvue de pluie, il y en a eu en quantité industrielle!
Peu écoutée avant notre venue au festival, Ecca Vandal c’est la bonne découverte de cette édition ’26. Preuve en est, sur le chemin du retour, au coeur de la nuit, c’est son album fraichement sorti au printemps dernier (Looking for people to unfollow) qui nous accompagne à blinde dans la voiture!
Si l’on a aimé s’agiter en ce début de soirée du côté de la Plage avec les artistes féminines évoquées plus haut, il y eu encore une dernière occasion de bouger, de se trémousser lors du concert de Feu! Chatterton. Avec une setlist s’appuyant sur les deux derniers albums de leur discographie, (exception faite de La Malinche au terme du concert), la prestation donnée sous le Chapiteau a été l’une des plus dansantes pour l’auditoire. Les titres ont fait mouche au rythme des synthés, des guitares aux accents disco, le tout emmené par un Arthur Teboul très en forme et toujours en verve. Mention spéciale pour Monde nouveau qui interprétée dans une version étendue et conclue a capella par un public CON-QUIS!
Une réflexion: peut être eut-il été préférable de proposer Feu! Chatterton sur la Grande Scène tant l’ambiance était vive a contrario d’un Ben Harper crépusculaire et drainant de bien maigres foules? …
C’est la fin de ces live reports pour les Eurockéennes, nous en avons pris pleins les yeux et pleins les oreilles… On a déjà hâte d’y retourner l’année prochaine !
Et vous, quel a été votre coup de coeur de cette édition ?