Killer Kin – Le Klub Paris le 03/09/26

Rédacteur

Richard Gouard

Photographe

Richard Gouard

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Chaleur caniculaire, salle bondée et décibels en fusion : le Klub s’est transformé en véritable chaudron pour la dernière date française de Killer Kin. Entouré de Regine ! et Devah, le groupe américain a livré un set aussi brutal qu’électrisant, laissant le public sur les genoux et en sueur. Du rock à l’état brut, sans concession.

C’est dans une ambiance électrique et sous une chaleur caniculaire que le Klub, haut lieu des musiques metal et alternatives, accueillait Killer Kin pour sa troisième et dernière date française — tout juste un an après son précédent passage parisien, en compagnie de The Darts.

Pour ouvrir le bal, Regine ! prend possession de la scène. Formé en 2023, le groupe évolue dans un registre punk rock / alternatif chanté en français, certes assez classique, mais diablement efficace. Une entrée en matière parfaite pour lancer les hostilités. Un groupe à suivre.

Arrive ensuite Devah, trio glam parisien porté par Cécile Quiltu. Le projet lorgne du côté des belles heures de Johnny Thunders et évoque par instants des Runaways en version lo-fi — un cocktail aussi charmant que séduisant.

Puis c’est au tour de Killer Kin de monter sur scène. La salle est pleine, la température a encore grimpé d’un cran et l’on sent que ça ne va pas s’arrêter là. Mattie s’empare du micro, harangue le public, et c’est parti pour 45 minutes de pure agression sonore. Le groupe américain est taillé pour la scène, ça ne fait aucun doute.

Il faut dire que la bande menée par Mattie Lea et Chloé Rose sait y faire : le premier, au micro, évoque tour à tour l’Iggy Pop des débuts et Stiv Bators, le mythique frontman des Dead Boys, tandis que Chloé Rose, vêtue de cuir noir et Flying V en main, assène ses rythmiques avec la puissance d’un 38 tonnes.

Un condensé d’énergie brute, quelque part entre les Stooges et les Australiens de Radio Birdman, avec la brutalité de Motörhead — dont le morceau éponyme servira justement de pré-rappel. Douze titres expédiés à la vitesse de l’éclair, 45 minutes de show sans temps mort : le parterre est inondé de sueur, le public rincé et la salle mise à genoux.

Brutal, incandescent et sans fioritures : Killer Kin n’a pas simplement joué au Klub, il l’a retourné.

Vivement la prochaine fois.

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