Le Nancy Open Air s’offre un véritable événement en accueillant, ce 12 juillet, l’une des plus grandes icônes de la pop mondiale. Plus de 21 000 spectateurs convergent vers le Zénith de Nancy avec un seul objectif : retrouver Katy Perry, de retour sur une scène française au terme de plusieurs années d’absence. Bien avant l’extinction des lumières, l’atmosphère est déjà électrique
On vous raconte tout ça.
Dès 17 heures, à l’ouverture des portes, l’impatience laisse place à une véritable course vers la scène. Les premiers rangs se remplissent en quelques minutes, chacun espérant décrocher la meilleure place possible. Très vite, le public donne le ton de la soirée : les paillettes scintillent à perte de vue et de nombreux fans arborent des tenues inspirées des looks emblématiques de Katy Perry. Robes de mariée, tenues extravagantes et accessoires scintillants transforment le site en un véritable défilé, témoignant de l’engouement et de l’investissement des spectateurs bien avant les premières notes.
Avant l’arrivée de Katy Perry, c’est le jeune artiste australien Ruel qui ouvre les festivités. Porté par une voix chaleureuse et une pop aux sonorités feel good, il livre une prestation soignée, accompagné de son groupe. Malgré une énergie communicative, le public peine à entrer pleinement dans le concert, la plupart des festivaliers ne connaissant pas son répertoire. Pour tenter de faire monter l’ambiance, Ruel glisse quelques reprises bien connues, sans pour autant détourner l’attention d’une foule déjà tournée vers la tête d’affiche de la soirée. Une première partie convaincante sur le plan musical, qui souffre néanmoins de l’impatience palpable des fans venus avant tout pour Katy Perry.
L’attente semble interminable. Ce n’est qu’à 22 h que les lumières s’éteignent enfin, déclenchant une immense clameur parmi les 21 000 spectateurs. Les écrans géants s’allument alors pour dévoiler une Katy Perry en train de courir, téléphone à la main, dont la batterie s’apprête à rendre l’âme. Cette introduction donne immédiatement le ton du spectacle avant que la chanteuse n’apparaisse sur scène. Au centre du décor trônent un ordinateur et un téléphone géants, qui diffusent tout au long du concert des animations en lien avec l’univers du show. Sur le côté, une immense fleur articulée complète cette scénographie spectaculaire, apportant une touche de fantaisie à un ensemble aussi immersif que soigné.
Le spectacle s’ouvre sur les premières notes de « California Gurls », déclenchant instantanément l’euphorie des 21 000 spectateurs. Katy Perry fait son entrée entourée de danseurs vêtus de costumes de bodybuilders, qui enchaînent chorégraphies millimétrées et portés spectaculaires. Dès les premiers instants, le ton est donné : le show sera aussi impressionnant visuellement que musicalement.
Tout au long de la soirée, la chanteuse déroule une setlist qui puise dans l’ensemble de sa discographie, tout en laissant une place de choix à ses plus grands classiques. Teenage Dream , Last Friday Night (T.G.I.F.) , Part of Me, The One That Got Away, Hot N Cold ou encore I Kissed a Girl sont repris à tue-tête par un public conquis, transformant chaque refrain en véritable moment de communion. Les deux nouveaux titres, BandAids et Watch It Burn, trouvent également leur place au sein de la setlist. Sur ce dernier morceau, des flammes jaillissent au-dessus du décor central, sublimant une scénographie déjà particulièrement spectaculaire.
Chaque chanson bénéficie d’une mise en scène soignée. Pendant Never Really Over, le téléphone géant affiche les appels des anciens compagnons de Katy Perry, qu’elle refuse ou bloque un à un, jusqu’à voir apparaître les initiales JPJT, celles de son compagnon Justin Trudeau. Cette fois, elle décroche, provoquant les rires du public. Plus tard, sur Hot N Cold, la chanteuse fixe une caméra au plus près de son visage, dont les images sont retransmises en direct sur les écrans géants. Une séquence pleine d’humour qui illustre parfaitement le plaisir qu’elle prend sur scène. Autant vous dire que personne ne semble s’amuser autant que Katy Perry à son propre concert.
Les interactions avec le public sont d’ailleurs omniprésentes. Visiblement émue d’entendre les spectateurs français reprendre chaque parole, Katy Perry multiplie les échanges tout au long du concert. Lorsqu’un fan lui tend une baguette, elle n’hésite pas à en croquer un morceau avant de la renvoyer dans la foule, déclenchant l’hilarité générale.
La nostalgie atteint son apogée avec I Kissed a Girl. Alors que tout le public chante à l’unisson, Katy Perry grimpe dans une immense bouteille gonflable qui la transporte au-dessus de la fosse. Portée par la foule jusqu’au fond de la fosse avant de revenir vers la scène, elle chante, rit et s’amuse tout au long de cette traversée, offrant l’un des moments les plus attendus et les plus marquants de la soirée.
Avant le final, l’ambiance se fait plus intimiste avec une version acoustique de Roar, qui met en lumière toute la justesse et la puissance de sa voix. Puis vient Firework, conclusion incontournable d’un spectacle où l’émotion rivalise avec la démesure. Un immense canon projette de la mousse sur les premiers rangs tandis que le public accompagne chaque parole une dernière fois.
Plus qu’un simple concert, Katy Perry propose un véritable spectacle où musique, humour, scénographie et proximité avec son public ne font qu’un. Plus de quinze ans après ses premiers succès, l’artiste conserve une énergie communicative et une capacité rare à créer un lien avec ses fans. Une soirée qui restera sans aucun doute gravée dans la mémoire des 21 000 spectateurs présents au Nancy Open Air.