Le troisième acte de Guitare en Scène 2026 a fait exploser les compteurs. Exit les ambiances feutrées : jeudi soir, le festival a branché les amplis sur le 220 volts et offert une véritable célébration du hard rock. Une soirée où les riffs ont claqué comme des coups de tonnerre, où les solos ont fusé et où le public s’est laissé emporter dans un tourbillon de décibels.
Le rock sous toutes ses coutures
En ouverture, Quintana Dead Blues eXperience a distillé son blues rock crasseux et hypnotique, tandis que ARH a apporté une dose de fraîcheur avec un rock moderne et nerveux. Quant à The Inspector Cluzo, ils n’ont malheureusement pas joué suite aux conditions météo orageuse et nous les reverrons sûrement l’année prochaine.
Steel Panther, le glam dans toute sa splendeur
Avant la déferlante Airbourne, Steel Panther avait déjà mis le feu aux poudres. Perruques XXL, vannes irrévérencieuses, refrains fédérateurs et solos dignes des plus grands groupes Glam : les Californiens ont offert un spectacle aussi délirant que parfaitement exécuté.
Derrière l’humour décapant se cachent des musiciens hors pair, capables d’enchaîner les démonstrations techniques avec une facilité déconcertante. Une parenthèse explosive qui a transformé le festival en véritable club du Sunset Strip des grandes années Hair Metal.
Airbourne, le hard rock dans sa forme la plus brute
Dès son entrée sur scène, Airbourne a transformé Saint-Julien-en-Genevois en succursale de Melbourne. Sans artifices, sans temps mort, le quatuor australien a déroulé un show à l’ancienne : des riffs tranchants, une section rythmique en béton armé et un Joel O’Keeffe déchaîné, courant d’un bout à l’autre de la scène, guitare levée comme une arme de destruction massive.
Les classiques se sont enchaînés à un rythme infernal, déclenchant pogos, bras levés et chœurs puissants. Fidèle à l’esprit d’AC/DC sans jamais tomber dans l’imitation, Airbourne a rappelé que le rock se vit avant tout dans la sueur, l’énergie et le volume.
Une nuit de décibels qui restera dans les mémoires
Cette troisième journée restera comme la plus électrique de cette édition 2026. Des guitares saturées, des amplis poussés dans le rouge et un public en fusion : tous les ingrédients étaient réunis pour écrire l’une des plus belles pages du festival.
À Guitare en Scène, le rock n’a jamais été une nostalgie. Jeudi soir, il était vivant, sauvage et furieusement libre. Et lorsque les dernières notes d’Airbourne se sont éteintes, une seule certitude planait encore au-dessus de Saint-Julien : le hard rock a toujours de beaux jours devant lui.