Alors qu’on pensait le genre épuisé depuis longtemps, Smash Hit Combo persiste et signe depuis plus de 20 ans dans un rap métal qui doit beaucoup à la scène US des années 90. Si Limp Bizkit et Emmure règnent en maître dans les influences du groupe, ce n’est que pour mieux en tirer un groove imparable et une efficacité redoutable dans l’écriture des morceaux.
Même si musicalement, on reste dans l’ADN, un mélange très agressif, avec alternance de flow hip-hop, screams, riffs syncopés et grosses montées hardcore, l’album ‘Deus Ex’, livre bien plus qu’un simple disque : SMASH HIT COMBO balance un véritable simulateur de décomposition mentale plongé dans un univers hyper-numérique.
Cet album va faire planter votre cerveau jusqu’à l’erreur critique !
Glob’All Musics l’a déjà écouté en EXCLUSIVITE pour le disséquer et en livrer son analyse …. objective!
Musicalement, le groupe repousse toujours et avec brio les limites de son style en fusionnant nu metal, metalcore, deathcore, djent et drum’n’bass pour créer un son brutal, moderne et addictif. Rap, cris et chant clair s’entrechoquent comme des processus conflictuels dans un système surchargé.
L’album s’inscrit dans la continuité thématique de la discographie du groupe, mais avec une profondeur narrative inédite. Les références à la culture geek ne sont pas un simple habillage — elles sont la colonne vertébrale du propos!
À travers 12 titres, une demi-heure de cavalcade sonore, l’histoire se déploie comme un programme corrompu.
Tout commence dans le chaos et la rébellion, dédoublement de personnalité et rage intérieure – Tyler -, avant ce clin d’œil probable à AKIRA / Shotaro KANEDA – (?), ambiance néo-Tokyo cyberpunk à la fusion rap/metal futuriste, et de plonger dans un monde contrôlé par les algorithmes et l’intelligence artificielle (Tron) – MCP -, mécanique, avec une rythmique industrielle et des breaks lourds.
Puis tout bascule dans la paranoïa, l’identité fracturée et l’effondrement intérieur, avec une ouverture narrative –Split part I -, l’idée de fragmentation mentale, avec plus loin un –Part II-, sans doute une conclusion ou une bascule psychologique avant la dernière partie de l’album
Plongeons dans – Playhistoire – aux passages rappés très sarcastiques à grosses décharges metal, sur la jeunesse et la gamification du réel, au style plus atmosphérique ou expérimental avant de profiter d’un morceau nu metal à l’ancienne, dans l’esprit Linkin Park ou Korn mais avec une violence deathcore moderne – Paranoid –, là où la réalité bugue, les voix se multiplient, quand la frontière entre le réel et ce qui se passe dans votre tête finit par totalement disparaître.
Très cinémathographique -Terreur Nocturne- (qui existait déjà sous forme d’EP), à l’ambiance electro sombre, sur le thème des cauchemars et des hallucinations, précède ce qui pour moi est le titre le plus social voire le plus personnel de ‘DEUS EX’ -Ma Ville-, violence et aliénation urbaine, plus rapcore old school.
Avec sa création plus geek/horrifique, on savoure – Ghost Hunter – avec sa chasse aux traumas numériques, aux fantômes du passé et souvenirs digitaux…. Musicalement plus nerveux, presque electro-metal.
Au bout du compte, tout s’effondre sous la pression – Deadline – l’épuisement moderne, le compte à rebours et une seule vérité demeure : le véritable ennemi a toujours été intérieur.
Notre AVIS (ndlr: toujours objectif !):
SHC consolide ici une signature sonore devenue unique dans le paysage francophone : la brutalité technique des riffs djent/deathcore cohabite avec des flows rap tranchants et des mélodies accrocheuses, le tout emballé dans une production moderne et musclée. Porté par le tandem vocal incandescent formé par Paul « HP » et Arthur Rohou, épaulé par les riffs tranchants et inspirés du guitariste Baptiste Ory — également membre de Dropdead Chaos —, la frappe puissante de Brice Hincker à la batterie et les lignes de basse solides et groovy de Mathieu Willer, le groupe déploie une énergie aussi massive qu’habitéе.
Deus Ex est une œuvre ambitieuse, peut-être la plus aboutie de leur carrière. Le groupe alsacien confirme qu’il est une valeur sûre dans le paysage metal francophone et international, avec plus de 500 dates à travers le monde entier : du Japon au Quebec en passant par la République tchèque et la France bien évidemment
Découvrez cet album en Live à l’occasion de la Release Party du samedi 30 mai au Noumatrouff à Mulhouse. Nous y serons !!!


