Nous rencontrons aujourd’hui un collectionneur d’affiches de concerts rock, Guillaume SUDOUR, installé en Alsace près de Colmar.
Faisons connaissance avec ce passionné de musique et de memorabilia rock,
Le tout en 10 questions!
Thierry Forgiarini
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Nous rencontrons aujourd’hui un collectionneur d’affiches de concerts rock, Guillaume SUDOUR, installé en Alsace près de Colmar.
Faisons connaissance avec ce passionné de musique et de memorabilia rock,
Le tout en 10 questions!
Je m’appelle Guillaume, j’ai 46 ans, j’habite à Ribeauvillé (Haut-Rhin) et je suis passionné de musique depuis mes 12 ans, avec comme déclic majeur la première écoute de Communication Breakdown de Led Zeppelin.
1. C’est un bon début, mais comment es-tu arrivé à cette envie de vouloir posséder, puis collectionner des affiches ?
Adolescent, je faisais partie d’une association à Clermont-Ferrand qui organisait des concerts, dans le genre de l’association ACHING à Colmar, et qui s’appelait Club Hard Rock 63.
La première affiche que j’ai eue, c’est l’affiche d’UFO pour la tournée 1983, groupe qui est passé à Clermont-Ferrand avec Spider.
Puis, clairement, cette passion s’est surtout révélée quand je suis arrivé en Alsace. Tout s’est alors mis en place. Les groupes que je préfère sont ceux des années 70 et du début des années 80 : de la musique amplifiée qualitative, avec des guitares, pour faire simple…
2. Concernant le contenu de ta collection, que peux-tu en dire à ce jour ?
Les affiches et supports divers doivent représenter environ 500 pièces. Beaucoup d’affiches, mais uniquement des françaises, car la créativité et le graphisme sont bien supérieurs aux affiches allemandes ou autres… Comme on peut le voir, énormément de concerts KCP (Albert KOSKI) à cette époque…
J’ai également des objets et supports connexes, comme de petits flyers distribués à la main. Mais aussi des tickets de concert, des photos de presse, des flyers, toujours accompagnés du ticket correspondant, des baguettes de batteurs (comme celle de Rick Allen de Def Leppard), ou encore des objets insolites comme la carte de la chambre d’hôtel de Ian Gillan de Deep Purple lors de son passage au Sofitel de Strasbourg en 2015…
3. Comment profites-tu de ta collection dans ton espace privé ? C’est toujours compliqué de ne pas envahir son intérieur.
Euh… si je m’écoutais… Bref, j’ai une femme très conciliante et je l’en remercie, car, à juste titre, elle n’avait forcément « pas envie de vivre dans un appartement qui ressemble à un magasin de musique des années 70 ». Dans un escalier qui monte à l’étage, il y a trois affiches principales (avec les mêmes thématiques de couleurs) : Queen au Pavillon de Paris en 1979, Whitesnake (+ Billy Squier) de la tournée française, et surtout Black Sabbath (+ Van Halen) en 1978 à Cambrai !!!!
Et je profite aussi d’amateurs, comme ici à la Brasserie de la BRA’V de Ribeauvillé, pour exposer mes affiches en grand format, en faisant tourner mes préférées ou mes raretés !
4. Tu ne dois pas être le seul en France avec cette envie. Connais-tu d’autres collectionneurs de cette envergure ?
Alors là, il faut que je nomme principalement deux personnes : Michel P., de Paris. Il a 70 ans et possède une connaissance ainsi qu’une culture musicale immenses sur les années 70-80, avec une collection qualitative et d’une rareté incroyable, rock et hard, mais encore plus ancienne que la mienne, avec des aspirations parallèles de l’époque, Gong, Triangle ou encore Magma…
Il y a aussi Denis D., de Bordeaux, qui doit posséder pas loin de 1 000 affiches. Ancien employé chez un disquaire, il a été complètement immergé dans cet univers, davantage orienté rock façon The Rolling Stones.
5. Quels plaisirs retires-tu de cette activité, de tout ce temps consacré ?
Le partage, clairement ! Acquérir l’une ou l’autre pièce, bien sûr, mais également en faire profiter les autres passionnés ! Les relations nées de cette passion, mes rencontres, Michel et Denis forcément, notre complicité, nos échanges, notre entraide…
6. Quelle est l’affiche que tu considères comme la plus rare et précieuse, et/ou avec une histoire particulière ?
Une dame âgée de Reims, Monica, épouse alors d’un colleur d’affiches dans les années 70, par laquelle j’ai acquis une affiche de Queen au Pavillon de Paris datant de fin février 1979. Et toujours ma Black Sabbath de 1978 citée précédemment.
Celle que je recherche activement, si jamais : l’affiche du Sunrise Festival à Schlierbach (68), de septembre 1983, annulé pour cause d’intempéries avec Black Sabbath (avec Ian Gillan au chant), Blue Öyster Cult, Twisted Sister, Mama’s Boys, Fargo, Anvil…
7. L’affiche dont tu ne te sépareras jamais ?
Celle que je n’ai peut-être pas encore trouvée… (rire). Là, aujourd’hui, c’est l’affiche de Rainbow au Pavillon de Paris en 1977. Mais je ne peux pas l’exposer du fait de son format « affiche métro » de 160 x 120 cm.
8. Celle qui intéresse le plus le public ?
Celle de Metallica pour la tournée 1986, qui a été annulée suite au décès du bassiste Cliff Burton dans un accident de bus quelques jours auparavant.
9. En marge des affiches, qu’apprécies-tu également comme musique et quels ont été tes concerts marquants ?
Je vais te surprendre pour l’un d’eux au moins : Wishbone Ash à Colmar, David Bowie, The Stranglers. Mais également, il y a quelque temps, l’hommage à Chuck Schuldiner par Death DTA. Du death metal, quoi ! (rire)
10. On va terminer avec la dernière question : quelle affiche rêverais-tu de voir exister pour un concert impossible ?
Wahouuu… compliqué… Disons un concert avec ces trois groupes : Black Sabbath / Whitesnake / Rainbow… Donc, fermons les yeux, imaginons… c’est déjà pas mal…
Merci pour cet échange.
N’hésitez pas à contacter Guillaume, notamment sur Instagram : @rockpostersfrance !
Un remerciement particulier à Jérôme Schwartz de la Brasserie La BRA’V (Brasserie du Vignoble) de Ribeauvillé qui nous a aimablement reçu.
Crédit photos : Thierry Forgiarini