C’est avec une facilité déconcertante que les hymnes de stade restent à l’esprit, passent les frontières, se traduisent et finalement reviennent à la maison avec les supporters. Chose d’autant plus grandiose lorsqu’une chanson non dédiée à cela pénètre les stades et deviennent la référence. You’ll Never Walk Alone en est l’exemple par excellence. Idem aujourd’hui pour le mastodonte Seven Nation Army.
Alors quand une formation bretonne décide de se baptiser Stade et envoie son premier effort sobrement nommé Musiques de stade (sorti en novembre 2025) le ton est donné, la métaphore filée toute trouvée. On risque de garder à l’esprit des motifs à siffler en toute occasion et pourquoi pas, à reprendre en coeur.
En effet, ce premier LP fait clairement étalage d’une efficacité et une maturité musicale (Mercurochrome et Paimpol sont parmi mes préférées), viscérale et sans ambages, cela tient certainement à l’expérience du groupe. Stade est un trio chevronné réunissant des potes de jeu issus de différentes équipes armoricaines, qui n’ont eu de cesse depuis plus de 10 années de se côtoyer et de créer dans des styles distincts.
Côté basse, il y a Yann Olivier membre de The Craftmen Club et de Thomas Howard Memorial. Cette dernière formation fut aussi celle du chanteur et guitariste, Elouan Jégat, artiste hyperactif, initiateur du projet Skøpitone Siskø, ancien musicien de Elk Eskape (une de mes premières chroniques, vieille d’une décennie maintenant) et enfin de Baptiste Le Solliec, batteur également pour les deux groupes susnommés. Bref, tout ce petit monde, extrait de la scène indépendante bretonne, se connait par coeur et aujourd’hui joue parfaitement bien ensemble.
Pêle-même, vous aimez Nasser, Last Train, Birdy Hunt pour ne citer que des équipes françaises, voire le Bloc Party originel, vous allez jubiler avec Stade!
-Benoît GILBERT


