La recette est la même : un dessin sur tablette, très soigné, proche du roman-photo, des émotions exagérées, des personnages souriants, tout à leur arrogance d’être dans le vrai, et un commentaire sarcastique et lapidaire qui vient les contredire, créant ainsi une complicité immédiate entre l’auteur et son lecteur.
La lecture de ce troisième recueil est… surprenante. Si les gags d’Alcide prêtent à sourire, ils n’ont pas le même pouvoir hilarant que lorsqu’on les découvre au hasard du scroll, entre deux déclarations de Trump, de Macron ou de la truie bleu marine. Comme si l’art de leur auteur avait besoin de la connerie ambiante pour atteindre son plein potentiel comique.
Reste un album généreux, avec des séquences mémorables. On pourrait simplement conseiller à l’auteur de davantage se faire confiance dans la rédaction de ses didascalies, qu’il semble parfois surcharger de formules littéraires gratuites.
Ses meilleurs gags sont ceux où il laisse parler son dessin, accompagné d’une simple phrase… acide.



