En cette froide soirée de fin janvier, je découvre l’ EXIL, petite salle intimiste de 300 personnes, ambiance immersive, décor club old-school avec une mini-scène.
En guise de mise en bouche, Lance LANNISTER, DJ zurichois, inonde le public de quelques remix personnels flirtant avec le Death mélodique et parfois l’Emo. Le résultat est plaisant, quoique inattendu.
Après ces trente minutes d’échauffement, nous attendons le plat principal : The PRESIDENT Band… Total mystère autour de ce groupe âgé de moins d’un an, qui s’octroie une tournée européenne en première partie d’ARCHITECTS, rien que ça !
Formé en 2025, The PRESIDENTS évolue dans un style mêlant metalcore, métal alternatif, pop alternative et électro. Une identité masquée — à la manière de SLEEP TOKEN —, notamment celle du chanteur nommé “The President”, contribue à une esthétique énigmatique et dérangeante. Leur apparition inattendue au Download Festival 2025, sans aucun morceau publié à l’époque, attire l’attention. Leur EP King of Terrors, sorti en septembre 2025, dépasse les 50 millions de streams en moins de six mois, porté par le titre phare In The Name of Father.
Les thèmes récurrents de leur œuvre incluent la religion, la mort et les peurs existentielles, soutenus par une esthétique volontairement dérangeante, rappelant des œuvres comme The Shining.
Après vingt-cinq minutes de pause et un changement de scène, le chanteur, connu sous le nom de “President” (supposé être Charlie Simpson, de Fightstar et Busted), soulève la foule sur FEARLESS. Le guitariste, alias “HEIST” (spéculé être Jordan Fish, de Bring Me The Horizon), délivre un son millimétré et puissant, soutenu par le bassiste “PROTEST” (Viktor KANE ?) et le batteur “VIICE”, architecte de rythmes percutants à la précision chirurgicale.
Les titres s’enchaînent sans pause :
DIONYSUS ouvre le bal de manière explosive, riffs déchaînés et voix hypnotique se mêlant à un hommage aux excès, comme une danse sur le fil du rasoir.
RAGE, brutal et impitoyable, déverse une colère maîtrisée ; les toms martelés par VIICE imposent un rythme implacable, comme un cri libérateur.
DESTROY ME expose une vulnérabilité sous-jacente, portée par des guitares puissantes et une batterie martiale, instillant un désir de destruction cathartique.
CHANGE, pause introspective, explore des nuances post-rock, plus douce et émotionnelle.
CONCLAVE, immersif et presque cérémonial, utilise les motifs répétés des guitares de HEIST pour créer un climat ritualisé et hypnotique.
Le mini-show se termine avec IN THE NAME OF FATHER, final puissant, hommage aux origines, porté par des frappes sèches et des accords lourds. Un titre qui reste en tête, comme un héritage.
La foule hurle, les lumières clignotent, et un silence électrique enveloppe le public lorsque la salle s’éclaire à nouveau.
Chaque spectateur repart avec une émotion gravée : celle d’avoir été présent à cette première fois de The PRESIDENT, alors que la sueur, les cœurs battants et la magie brute de la musique restent suspendus dans l’air.









