Loudblast au Grillen à Colmar (68)

Rédacteur

Thierry Forgiarini

Photographe

DR

Catégorie d'article

Date(s)

06 avril 2025

Lieu

Le Grillen à Colmar

Soirée DEATH, mais pas uniquement ! On connait tous Stéphane BURIEZ pour ses créations sonores et autres talents. On retrouve donc en sa présence et LOUDBLAST une partie de l’essence et de l’histoire du Métal français avec ses 40 ans d’existence, pionnier du DEATH français.

Notre ‘Bubu’, c’est plus de 4 décennies d’écriture, de travail, de compo, de collaboration… dans le désordre, SINSAENUM avec F. Leclercq de Dragon Force, ou un certain feu Joey Jordison du ‘Knot, Clearcut alors en pleine virginité fin ‘90, Tambours du Bronx, T.T.T. et des tonnes de productions auprès de BBB, Carcariass, Behemoth (Live 2008) entre autres. J’en oubliais presque les moments de fraicheur télévisuels au micro de l’émission Une Dose 2 Métal sur L’Enôrme TV il y a 13 ans déjà…

La température de la salle est confiée aux incendiaires mulhousiens Trash de TRIGGER puis à WARKUNT, les Strasbourgeois et leur death old-school reconnu dans le Bas-Rhin pour être des nerveux à briser les nuques !

La batterie sourde d’Hervé COQUEREL, fidèle parmi les fidèles depuis 1992, annonce la couleur et envoie le furieux P-E PELISSON à la basse ouvrir le bal au maître des lieux.

Buriez et son LOUDBLAST sont venus en découdre, nul doute, et le menu semble copieux.

L’entrée est servie de grands crus vinifiés en 1993, 1998 ou 2011 avec des extraits de Sublime Dementia (Presumtion), une bastonnade rude issue de FRAGMENTS (Flesh) et d’un Horror avant ce FROZEN MOMENTS plus récent (Never Ending & Emptiness). Avant le plat de résistance, notre sommelier lillois préféré nous comble d’un nectar encore vert et tiré du fût en 2024, une brève gorgée d’Altering Fates and Destinies (Putrid Age of Decay).

On n’en est plus à mettre les petits plats dans les grands, il s’agit d’envoyer en salle ! On fera donc ripaille, avec une orgie auditive d’une dizaine de plats, dont certains ont été maturés en 1989 avec SENSORIAL (Malignant Groth) ou le wet aged DISCARNATE (Disquieting Beliefs & Wrapped in Roses) de 1991.

La dureté et noirceur du Death ne faiblit pas avec les mets suivants et le maître d’hôtel bien secondé nous propose du Serpents Circle (2004) ou un From Dried Bones mis en bocaux en 2014.

En trou normand, nous voilà rafraîchi par un FROZEN MOMENT BETWEEN LIFE & DEATH de 2011 (Never Endin’Blast & Emptiness Crushes My Soul) 6ème LP enfanté après 7 ans absence dans les bacs, un élixir avant des larmes d’adieu (No Tears ).

Mais en cette soirée d’anniversaire de fins gourmets, la bande à Bubu finit par une pièce montée d’un Cross the Treashold d’anthologie !

ET comme toujours à la fin, le son s’estompe, voilà la photo finale, la séance de dédicaces, les longs échanges avec le public encore sous adrénaline… les portes se ferment tardivement sur ce patchwork de 40 ans de sonorités…

On reviendra, dans 10 ans, pour le demi-siècle !

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