– Un bon cru avec une scène plus Progressive –
Clisson n’a même plus besoin d’affiche pour afficher complet : année après année, le rendez-vous s’impose comme un pèlerinage incontournable.
Mais en 2026, le festival frappe un grand coup en revenant à l’essence même de son ADN : un METAL sans compromis, décliné dans toutes ses formes, du plus classique au plus extrême, sans ces écarts de programmation qui avaient pu diviser par le passé.
Ce sera donc une édition qui réconcilie les puristes et rallume la flamme chez les déçus des années précédentes.
Ici, pas de vernis inutile : le Hellfest replonge dans ses ténèbres fondatrices. Black et Death Metal reprennent le pouvoir avec une affiche qui convoque des figures cultes et ravive une atmosphère presque rituelle.
L’événement assume pleinement sa part d’ombre, entre violence sonore et fascination pour l’occulte, tout en laissant une place à des propositions plus atmosphériques et expérimentales, capables d’emmener l’auditeur bien au-delà du simple déluge de décibels.
La programmation joue ainsi sur tous les tableaux : des piliers indétrônables dont des hommages – Megadeth et Sepultura – aux formations modernes qui brouillent les frontières, en passant par des projets plus confidentiels où le metal devient une expérience sensorielle totale.
Les légendes côtoient une nouvelle génération décomplexée – Bad Omens, Blood Incantation – prête à mélanger les codes, tandis que quelques retours inattendus viennent pimenter l’ensemble et attiser la curiosité – Acid Bath, The Dillinger Escape Plan –
Côté têtes d’affiche, le festival aligne du lourd, du très lourd même, avec des monuments du genre et des groupes capables de fédérer des foules entières comme Iron Maiden, Bring Me The Horizon, Limp Bizkit ou encore The Offspring. Mais l’intérêt réside aussi dans les marges : ces artistes plus discrets qui transforment les scènes secondaires en laboratoires sonores, entre noirceur, intensité et audace – Mayem, Behemoth, The Gathering –
La scène française n’est pas en reste, apportant sa touche singulière, entre folie créative et second degré assumé tel Ultra Vomit, Igorrr, preuve que l’Hexagone sait aussi produire des propositions fortes dans un univers souvent dominé par les Anglo-Saxons.
Au total, ce sont plus de 180 groupes répartis sur plusieurs scènes qui feront vibrer Clisson pendant quatre jours, avec une montée en puissance soigneusement orchestrée jusqu’aux derniers concerts dominicaux, avant le traditionnel bouquet final.
Parmi les moments marquants, l’édition 2026 sera également chargée d’émotion avec un hommage d’envergure rendu à une icône absolue du metal, l’inauguration quelques jours avant d’une statue géante en hommage au chanteur Ozzy Osbourne.
Entre fidélité à ses racines, ouverture maîtrisée et sens du spectacle, le Hellfest 2026 s’annonce comme une grand-messe intense, brute et habitée. Une édition pensée pour rappeler que, loin d’être domestiqué, le metal reste une affaire de tripes, de sueur et de communion collective.


