ERIC STECKEL – Sandstorm

Rédacteur

Alexandre Coesnon

Catégorie d'article

Nom de l'album

Sandstorm

Date de sortie

11/09/2026

Label (si présent)

SPV

Setlist de l'album

When It Rains, It Pours

The Other Guy

Blues for the Lonely

What I Wanna Believe

Sandstorm

Empty Promises

El Paso Sugar

Axe to Grind She’s a Golddigger

Back to Life

Suivez-nous

Dernières chroniques

Le blues sous haute tension en pleine tempête de sable.

US blues-rock singer-guitarist Eric Steckel announces new album 'Sandstorm' and streams new single — Hold TightEric Steckel n’a jamais vraiment choisi entre le blues, le hard rock et les grosses guitares. Avec Sandstorm, il confirme une nouvelle fois qu’il préfère tout prendre, tout mélanger et surtout pousser les amplis jusqu’à ce qu’ils commencent à sérieusement chauffer.

Prodige précoce du blues, remarqué très jeune par John Mayall, Steckel a depuis construit son propre terrain de jeu. Son style repose toujours sur les mêmes bases : un gros son, beaucoup de gain, un jeu très physique et une manière bien à lui de faire cohabiter les racines du blues avec la puissance du hard rock et parfois même du metal.

Sandstorm est probablement l’un des albums où cette identité apparaît le plus clairement. La production est massive, les riffs sont lourds, les solos évidemment très présents, mais le disque évite malgré tout de tomber dans la simple démonstration technique. Steckel sait jouer vite, très vite même, mais ce qui compte ici reste avant tout le feeling.

Des morceaux comme When It Rains, It Pours, What I Wanna Believe ou Axe To Grind montrent son côté le plus musclé, avec des guitares épaisses et une rythmique capable de sérieusement secouer les murs. À l’opposé, Blues for the Lonely rappelle qu’avant d’être un guitar hero, Steckel reste profondément attaché au blues lent, à l’émotion et aux silences qui comptent autant que les notes.

Le morceau-titre résume assez bien l’esprit général de l’album : spontané, puissant et volontairement sans retenue. Steckel semble surtout avoir cherché à retrouver le plaisir simple de jouer fort, entouré de bons musiciens et de bons amplis.

Il le résume d’ailleurs parfaitement :

« Sandstorm est le disque que j’ai pris le plus de plaisir à enregistrer de toute ma carrière. »

Et ce plaisir est probablement la grande force de l’album. Malgré la puissance du son et la technique impressionnante du bonhomme, Sandstorm conserve quelque chose de vivant et d’instinctif. Le seul bémol pour moi et ce depuis ses débuts, c’est sa voix/son chant qui mériteraient d’être travaillés avec un coach vocal pour en sortir tout son potentiel. A moins que ce ne soit l’écriture des textes.. Mais tout ce qu’on veut au final, ce sont des gros solos de guitare surtout en live ! Cela lui coutera donc un demi-point sur ma note globale. Et pourtant je suis fan !

She’s A Golddigger apporte même une petite touche funky et plus légère, tandis que Back To Life termine l’album sur une note beaucoup plus intime et émotionnelle, presque comme un rappel que derrière les watts se cache avant tout un amoureux absolu de la musique.

Au final, Eric Steckel ne cherche pas vraiment à réinventer le blues-rock avec Sandstorm. Il lui ajoute simplement quelques milliers de watts supplémentaires.

Les amateurs de blues traditionnel trouveront peut-être parfois l’orage un peu violent, mais ceux qui aiment Gary Moore, Walter Trout, Joe Bonamassa dans ses moments les plus musclés, Zakk Wylde ou Gov’t Mule devraient rapidement trouver leur compte.

Sandstorm porte finalement très bien son nom : ça arrive fort, ça soulève beaucoup de poussière et, une fois terminé, on a surtout envie de remettre le volume et de relancer l’album.

Défilement vers le haut