Créé autour de Leo Leoni, guitariste et membre fondateur de Gotthard, CoreLeoni s’est progressivement affranchi de son rôle de projet parallèle pour devenir un groupe à part entière. Avec Generection, le groupe confirme cette évolution avec un album plus direct, plus lourd et surtout très vivant.
Et pour cela, pas besoin de révolutionner le hard rock. Grosses guitares, riffs épais, groove, mélodies et amplis poussés comme il faut : Leo Leoni revient à l’essentiel et livre probablement le disque le plus rugueux de CoreLeoni. Une orientation qui convient parfaitement à Gent Bushpepa, désormais totalement installé derrière le micro. Sa voix puissante et légèrement éraillée apporte énormément de relief, capable de passer de la force brute à des passages beaucoup plus mélodiques sans perdre en personnalité.
Howling At The Moon possède une histoire particulière puisque ses origines remontent à une ancienne idée développée dans les années 90 autour de Jgor Gianola et Steve Lee. Une manière élégante de relier le passé de Leo Leoni à ce que CoreLeoni est devenu aujourd’hui.
Mais l’une des vraies réussites de Generection vient de son son. CoreLeoni cherche volontairement cette chaleur des productions rock des années 70 et 80 : des amplis qui respirent, une batterie qui ressemble encore à une batterie et surtout des musiciens qui donnent l’impression de jouer ensemble plutôt que d’avoir été assemblés derrière un écran. Le résultat reste moderne et puissant, sans cette propreté parfois trop clinique du hard rock actuel.
Comme l’explique Leo Leoni :
« La magie vient vraiment du cœur, des mains et du fait de jouer ensemble. »
Avec Generection, CoreLeoni franchit probablement l’étape qui lui manquait encore pour ne plus être considéré simplement comme le terrain de jeu musclé du guitariste de Gotthard.
Plus lourd, plus brut et surtout plus vivant, l’album conserve le sens de la mélodie de Leo Leoni tout en laissant davantage de place à une formation qui sonne désormais comme un véritable groupe. Et Gent Bushpepa confirme définitivement qu’il était le bon choix au micro.
Un disque qui sent les amplis chauds, les guitares branchées trop fort et le hard rock joué avec les tripes. En 2026, ça fait toujours autant de bien !


