Carlos Santana embrase Guitare en Scène 2025

Rédacteur

Christian Ballard

Photographe

Christian Ballard

Catégorie d'article

Date(s)

19/07/2025

Lieu

Guitare en Scène à Saint Julien en Genevois

Saint-Julien-en-Genevois, 19 juillet 2025

Dans le cadre intimiste du Guitare en Scène, Carlos Santana a offert une performance à la hauteur de sa légende. Figure majeure du rock latino depuis plus de cinq décennies, le guitariste a transformé le Stade des Burgondes en véritable temple du groove et de la guitare.

Le son Santana, instantanément

Dès les premières mesures, le temps semble ralentir. Ce son, légèrement saturé, rond et chantant, remplit l’espace avec une facilité déconcertante. La guitare ne joue pas seulement des notes, elle raconte quelque chose.

Autour de lui, les musiciens installent progressivement le décor : percussions vibrantes, claviers enveloppants, basse souple. Et soudain, tout s’imbrique. Le groove prend.

Le public, lui, bascule doucement.

 

 

 

Une montée en transe

Les morceaux s’enchaînent sans rupture nette. Ici, un riff reconnaissable — “Black Magic Woman”. Là, les premières mesures de “Oye Como Va” qui déclenchent instantanément des mouvements dans la foule. Mais rien n’est figé. Chaque titre s’étire, respire, évolue. Carlos Santana prend son temps, laisse les solos s’installer, dialoguer avec les percussions. Par moments, il ferme les yeux. Et la sensation est claire : il ne joue pas pour le public, il joue avec quelque chose de plus grand.

Et le public le suit.

Une proximité rare

Ce qui frappe, c’est la proximité. Le Guitare en Scène n’est pas une arène géante. Ici, environ 5 000 personnes, pas plus. Et ça change tout. On distingue les regards, les gestes, les échanges entre musiciens. Carlos Santana sourit, s’approche du bord de scène, tend presque sa guitare vers le public. Il n’y a pas de distance. Juste une circulation d’énergie.

Une fin suspendue

Le concert touche à sa fin, mais personne ne semble pressé. Les derniers morceaux s’étirent, comme pour retenir le moment. Les percussions continuent de battre, la guitare plane encore quelques instants au-dessus de la foule. Puis les lumières reviennent doucement.  Et il reste cette sensation étrange : celle d’avoir vécu quelque chose de dense, de chaud, presque spirituel.

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