Viagra Boys

Rédacteur

Thierry Forgiarini

Catégorie d'article

Nom de l'album

Viagr Aboys

Date de sortie

Avril 2025

Label (si présent)

Shrimptech Enterprises

Setlist de l'album

  1. Baby criminal
  2. Cave Hole
  3. Troglodyte
  4. Punk Rock Loser
  5. Creepy Crawler
  6. The Cognitive Trade-Off Hypothesis
  7. Globe earth
  8. Ain’t No Thief
  9. Big Biy
  10. ADD
  11. Human Error
  12. Return to Monke

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Viagr Aboys mets bas son 4ème opus exactement 10 ans après la naissance de ce sextuor à Stockholm. On y retrouve les ingrédients du genre ‘comment se moquer très sérieusement de tout ce qui t’entoure’ !

Après un sombre CAVE WORLD (2022) se concentrant alors sur un monde complotiste accros web, critique post Covid 2019 sur fond de chaos mondial, la désinformation, le tout agrémenté d’une composition musicale mature et maîtrisée, Sébastian MURPHY au chant reste sous intraveineuse The Clash, hâbleur et suave sans oublier la baston.

La ponte de ces 11 titres révèle un post-punk tourbillonnant et dissonant qui va fleurter avec un dub post-apocalyptique, le tout assumé sous leur propre label ‘Shrimptech Enterprises’.

Exploration d’un monde sordide, de vils endroits, d’un univers ‘’tout autant vaste et absurde que son monde intérieur’’. On vocifère à juste titre contre la consommation de cryptomonnaie, la surconsommation et les supermarkets, et divers gourous des temps modernes.

Notons les balafres scripturales les plus cinglantes comme :

  • ‘Man Made of Meat’ : ambiance Stooge où S. Murphy se moque du compte OnlyFans de ta mère ou comment obtenir qq habits gratuits chez LL Bean (société de vente vêtements du Maine – USA créée en 1912- pro Trump), frappé d’une basse d’Henrik HÖCKERT forgeronne !
  • ‘The Bog Body’ reste dans cette esthétique alors qu’un groove ou certaines errances troublantes avec l’appui du saxophone d’Oskar KAARLS peuvent surprendre (‘Store Policy’). Ça sent la bière chaude que l’on consomme malgré tout avec un air béat.
  • Si ‘Uno II’ ou ‘You N33d Me’ vous restent collés prioritairement sur le lobe temporal droit, ‘Pyramid of Heath’ livre un S. Murphy dans son plus simple appareil, larmes à l’œil mais néanmoins dopé aux pogos et aux stage divings.
  • La clôture avec un ‘River King’ porté par les sonorités d’un clavier de Kriegelstein à longue queue distille mélancolie comme un ‘Medicine For Horses’ quelques portées précédentes.

On est sur un album convaincant qui aura fleurté avec jazz, new-wave, blues ou électro mais sans perdre sa boussole et sa liberté de ton et qui annonce un futur prometteur mais toujours crasseux à ces 6 sales gosses pour qui faire du bruit n’est pas une qualité en soi.

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